Ces derniers jours , je vois passer beaucoup de messages exprimant une lassitude compréhensible face à la politique locale, aux querelles
Ces derniers jours , je vois passer beaucoup de messages exprimant une lassitude compréhensible face à la politique locale, aux querelles, aux jeux de pouvoir, à l’idée que "tout le monde fait ça pour une place".
J’entends cette fatigue. Mais je crois qu’elle repose aussi sur un énorme malentendu.
Être citoyen.ne engagé.e ne commence pas avec une élection.
Pour beaucoup d’entre nous, l’engagement est ancien, constant, souvent invisible, et rarement reconnu tant qu’il ne rentre pas dans un cadre institutionnel.
C’est précisément là le problème :
Tant que la citoyenneté reste informelle, elle est peu prise en compte.
Et c’est pour cela que certain·es choisissent, à un moment donné, d’assumer un engagement plus délimité, plus lisible, plus représentatif.
S’engager politiquement ne signifie pas convoiter une place, un pouvoir ou un avantage personnel.
La très grande majorité des élu·es locaux sont des femmes et des hommes qui donnent énormément de temps, souvent en plus de leur travail, pour porter des projets collectifs.
Oui, il existe des trajectoires opportunistes.
Mais elles ne doivent pas invisibiliser toutes celles et ceux pour qui l’engagement est une vocation, une continuité logique d’années d’actions de terrain, et une volonté de changer les règles du jeu.
Pour ma part, si je m’engage aujourd’hui dans une démarche de démocratie représentative, ce n’est pas par calcul.
C’est parce que je crois profondément que les décisions ne doivent plus se prendre sans les habitants, sans les expertises d’usage, sans celles et ceux qui vivent la ville au quotidien.
La citoyenneté ne s’active pas tous les six ans.
Elle se construit toute l’année.
Habiter, comprendre, agir : pour moi, ce n’est pas un slogan.
C’est une manière de faire de la politique autrement.
Mieux Vivre Poissy 2026 avec Mathieu Paranthoën


