et exiger que la laïcité s'applique également à toutes les religions.
Ce soir à Poissy, le collectif catholique d’extrême droite Le Salon Beige appelle à manifester contre le droit à l’avortement.
Qu’une telle mobilisation puisse encore avoir lieu en 2026, alors même que l’IVG est désormais protégée dans la Constitution, est en soi un signal inquiétant.
Je veux être clair : la liberté de manifester est un droit fondamental dans notre démocratie. Je ne la conteste pas. Elle vaut pour toutes et tous, quelles que soient les convictions exprimées.
Mais cette liberté s’exerce dans un cadre légal précis. Or, lorsque ce qui est présenté comme une manifestation politique prend en réalité la forme d’une session de prières organisée, la question de sa qualification juridique se pose.
Une manifestation à caractère religieux obéit à des règles spécifiques. La Préfecture a la responsabilité d’apprécier la nature réelle des rassemblements déclarés. Fermer les yeux sur une requalification pourtant évidente pose un problème d’égalité devant la loi.
Car soyons lucides : si un collectif musulman ou juif organisait un rassemblement politique prenant la forme d’une prière publique, une partie de la droite serait vent debout, invoquant la laïcité à longueur d’antenne.
Quand il s’agit de catholicisme intégriste, le silence devient soudainement assourdissant.
La laïcité n’est pas un principe à géométrie variable. Elle ne s’applique pas en fonction de l’identité religieuse concernée. Elle est un cadre commun, exigeant, qui protège la liberté de conscience et garantit l’égalité.
Enfin, s’attaquer au droit à l’avortement, c’est s’attaquer à la liberté des femmes. C’est refuser un droit fondamental, conquis de haute lutte et aujourd’hui inscrit dans notre loi fondamentale.
Nous ne devons rien banaliser.
Ni les tentatives de remise en cause de l’IVG.
Ni les accommodements avec l’extrême droite religieuse.
La République doit être cohérente. Toujours.
Ce soir à Poissy, le collectif catholique d’extrême droite Le Salon Beige appelle à manifester contre le droit à l’avortement. Qu’une telle mobilisation puisse encore avoir lieu en 2026, alors même que l’IVG est désormais protégée dans la Constitution, est en soi un signal inquiétant. (1/9)
— Mathieu Paranthoën (@mathieuparanthoen.bsky.social) 13 février 2026 à 18:02
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